Avertissements

Secte et escroquerie… à l’église parole de vie à Rouen (France)

Le faux pasteur Daniel Vindigni un faux guérisseur d’héro de la fin.
Donner donner donner moi beaucoup d’argent, Dieu vous le rendra.
Payer mes hotel a plusieurs étoiles et mes vacances et mes missions au soleil !
Hummmm !
Un pasteur qui vit sur le dos de la misère des gens, de ses adeptes, de ces dimes, de ces dons, de ces offrandes et de faux miracles.
Faux prophète des temps moderne de la fin.
Donnez donnez donnez moi, Dieu vous le rendra !
Eglise Parole de Vie
104 rue Louis Blanc
76100 Rouen ( France )
Est une secte et dont le pasteur Daniel Vindigni est un escroc et détourne de l’argent pour ce payer ses vacances en mission dans le monde entier en hotel 4 étoiles.
Faux miracles, fausses prophétie, détournement d’argent.
Et vous combien d’argent souhaitez vous donner a ce faux pasteur et a ses adeptes.
Combien d’argent donnez vous pour être bénis ?
Attention secte ++++

http://www.salutpourlemonde.com/

Daniel Vindigni ( Héro moderne de la fin )
Eglise Parole de Vie
104 rue Louis Blanc
76100 Rouen ( France )

Attention aux faux enseignements de Rick Warren.

“Une Vie, une Passion, une Destinée” : le livre de Rick Warren Richard Bennett Aux lecteurs Chers lecteurs qui participez à l’annonce de l’Evangile, Le livre “Une Vie, une Passion, une Destinée” a suscité un mouvement qui ravale Dieu au rang de “papa gâteau”, et donne l’impression que le Seigneur désire insatiablement cultiver l’amitié de l’humanité pécheresse.

Cet ouvrage nous incite “vivement”, non à lire la Bible, mais à “nous réunir avec un petit groupe d’amis et à former une cellule de lecture” afin d’examiner un chapitre de ce livre chaque semaine. (p. 325).

Avant de procéder à cette invitation, l’auteur affirme que “la dernière chose dont beaucoup de chrétiens ont besoin aujourd’hui, c’est d’une étude biblique supplémentaire.” (p. 246).

Plus grave encore, au lieu d’annoncer l’Evangile qui est “une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit”, cet Evangile dont l’Apôtre dit que “la justice de Dieu s’y révèle par la foi et pour la foi” (Romains 1:16-17), Warren recommande de “murmurer tout bas une prière” (p. 63) et de “découvrir son identité”.

Là, sous nos yeux, l’auteur ouvre une voie d’accès de plus à la porte large et au chemin spacieux “qui mènent à la perdition”.

Le plus navrant, c’est que “beaucoup entrent par là”. (Matthieu 7:13).

Par compassion pour les myriades de personnes piégées dans ce mouvement, je propose cet article sur la puissance, la précision et la splendeur du véritable Evangile du Seigneur JésusChrist.

J’ai cherché à démasquer un vaste mouvement qui nuit à beaucoup d’âmes. Même si ce mouvement devait s’affaiblir, les pièges qu’il a mis en place doivent être dévoilés et ôtés par le Saint-Esprit agissant au travers de la Parole écrite de Dieu.

D’un cœur sincère je vous demande d’étudier ce qui suit.

Nous sommes en présence d’un péril grave qui appelle une réponse sérieuse.

Je vous en prie, faites ce qui est en votre pouvoir pour diffuser cet article aussi largement que possible : en effet nous devons annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile non seulement ici aux Etats-Unis, mais encore aux milliers de personnes leurrées par ce nouveau mouvement qui remporte tant de “succès” de par le monde.

Si vous avez la possibilité de mettre cet article sur votre site Internet, je vous engage à le faire.

Bien à vous, dans la grâce de notre précieux Sauveur, Richard Bennett. “Une Vie, une Passion, une Destinée” : le livre de Rick Warren déshonore la nature même de Dieu Richard Bennett “Une Vie, une passion, une destinée” est plus qu’un best-seller : c’est aujourd’hui un mouvement”, affirme un éditeur américain bien connu. (voir note 1) Parlant du programme de sa méga-église, l’auteur lui-même déclare : “C’est un réveil, ou bien un miracle…

Dans les cinquante états des USA et dans dix-neuf autres pays, plus de douze mille églises ont déjà pris part au “Voyage spirituel de quarante jours” que nous proposons.

Au dire de beaucoup de ces églises, dans tout le cours de leur existence aucun autre événement n’a eu sur elles un pareil impact.” (voir note 2) Rick a également crée “Pastors.com”, une communauté planétaire sur l’Internet, pour servir et guider des ministères dans le monde entier.

Plus de soixante mille pasteurs sont abonnés au service Rick Warren’s Ministry Toolbox (Boîte à outils pour le ministère, de Rick Warren). (voir note 3) Ce site Internet annonce : “Nous voulons encourager les pasteurs, les serviteurs de Dieu, et les responsables d’église en mettant à leur disposition des outils et des ressources pour que les églises croissent et soient en bonne santé…

Chaque fois que vous achetez l’une de ces ressources, vous contribuez à en fournir gratuitement à plus d’un million et demi de pasteurs et de laïcs responsables des pays du Tiers Monde.

Grâce à votre soutien, Dieu nous a permis d’atteindre plus de 117 pays sur les sept continents.” (voir note 4) Ce mouvement a pris les proportions d’un véritable empire planétaire. Rick Warren déclare, d’ailleurs : “Dieu est un Dieu cosmopolite…, une grande partie de la population mondiale pense déjà en termes planétaires.

Les principaux médias et groupes commerciaux sont des multi-nationales… Prenez donc une mappemonde ou un globe terrestre, et priez pour les nations en les nommant.

La Bible dit en effet : ‘Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession.’“ (voir note 5) (Warren oublie que Dieu n’a fait cette promesse qu’au Christ Jésus, et non aux méga-églises cherchant à étendre leur influence.)

Même le monde des affaires est médusé. Sur le site Forbes.com se trouve un article intitulé : “Les méga-églises et les grandes entreprises commerciales du capitalisme chrétien”, dont voici un extrait : “Les églises ne diffèrent peut-être pas tellement des grandes corporations…

Le pasteur Rick Warren, fondateur de l’Eglise de Saddleback à Lake Forest en Californie utilise fort habilement la technologie et le marketing pour propager son message…

Incontestablement, les grandes corporations ont déjà donné de précieuses leçons aux églises.

A leur tour, ces dernières ont sans doute quelque chose à enseigner aux entreprises, qui se réjouiraient sûrement d’avoir à leur service des multitudes de volontaires bénévoles et loyaux.” (voir note 6) Dans le monde entier, des milliers de pasteurs et de responsables chrétiens répercutent à leur tour cette influence qu’exerce Warren sur son empire.

Depuis la sortie de son livre en septembre 2002, au moins dix-huit millions d’exemplaires se sont vendus, sans compter les traductions dans de nombreuses langues. Des milliers d’églises, littéralement, utilisent ce livre et le matériel d’accompagnement pour organiser des opérations spéciales, appelées “Voyage de quarante jours.”

L’ouvrage se compose en effet de quarante chapitres visant à expliquer en quarante jours les cinq buts de la vie. (voir note 7) En page 145, cette thèse est formulée comme suit : “Il [Dieu] a crée l’église pour pourvoir à vos cinq besoins fondamentaux qui sont : un but dans votre vie, des gens pour vous entourer, des principes pour vous guider, une profession [de foi] à partir de laquelle marcher, et une puissance sur laquelle vous appuyer. Il n’y a aucun autre lieu sur la terre où vous puissiez trouver tous ces bienfaits réunis en même temps.” (L’original, p. 136, dit bien : “aucun autre lieu”. N.d.T.)

Warren s’est complètement fourvoyé à propos de ces “besoins fondamentaux”.

En nous appuyant sur l’autorité de la Bible, nous pouvons affirmer que le tout premier besoin de l’homme est d’être justifié de manière parfaite devant le Dieu Très Saint.

Comme propitiation pour les actes de péché et pour la nature pécheresse d’un être humain, Dieu n’accepte que la justice du Christ Jésus : rien d’autre.

La Bible parle constamment de ce besoin premier, de cette vérité fondamentale, mais Warren le passe complètement sous silence quand il examine “les besoins les plus profonds”.

Se hâtant d’écarter le dessein de Dieu, il s’attache à des méthodes humaines ; cela revient à céder à la toute première tentation que décrit la Bible. Satan avait fait croire à Eve qu’en mangeant d’un fruit, elle réaliserait une aspiration spirituelle : “Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.” (Genèse 3:5).

Warren enseigne que Dieu “a crée l’église pour pourvoir à vos cinq besoins fondamentaux”, tout comme l’Eglise catholique romaine affirme que “l’Eglise est la mère de tous les croyants”. (voir note 8) A l’instar de Rome, Warren renonce à obéir à la Parole et à la Personne du Dieu vivant, et s’attache à une église dont le but est de pourvoir à nos besoins.

Telle est, encore et toujours, la tentation la plus ancienne et la plus subtile à laquelle l’homme puisse succomber.

Les hérésies les plus dangereuses sont enrobées de vérités Il est difficile de faire une analyse critique du livre et du mouvement de Rick Warren, car ce dernier expose certains aspects fondamentaux du plan de Dieu et de Son dessein pour l’homme.

Cela dit, ces éléments n’étant pas présentés de manière conforme à la Bible, ils font obstacle à une compréhension véritable de la nature de Dieu et de Son Evangile en Christ.

Les hérésies les plus dangereuses sont toujours enrobées dans un contexte de vérité générale, de vérité fondamentale.

Il nous faut analyser le dessein salvateur de Dieu en le replaçant dans une perspective d’éternité, dans le Christ Jésus. Dieu envoie Son salut à l’homme pécheur en Christ Jésus seul.

La grâce gratuitement accordée, et le dessein éternel de Dieu sont en Christ Jésus seul. Comme le dit l’Apôtre, “Il nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels.” (2 Timothée 1:9). Il ne serait pas nécessaire de tant insister sur cette vérité élémentaire, si Warren n’avait trahi l’amour salvateur de Dieu pour les hommes en le plaçant dans l’homme lui-même, et s’il n’exaltait pas l’homme en attribuant une valeur particulière à la nature humaine pécheresse.

Warren annonce un “évangile” vicié à la racine L’Apôtre Paul explique pourquoi nous avons besoin de l’Evangile : c’est parce que le monde entier est coupable devant Dieu : “Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à tous ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.” (Romains 3:19). Par nature nous sommes tous “des enfants de colère” (Ephésiens 2:3), coupables devant le Dieu Très Saint.

Chacun de nous a donc besoin d’une justice parfaite pour paraître devant Lui ; mais Jacques a tout dit de notre condition humaine en écrivant : “Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous.” (Jacques 2:10).

Cette culpabilité qui est nôtre devant Dieu montre notre besoin éperdu de l’Evangile ; c’est elle qui permet d’annoncer la Bonne Nouvelle. Lorsque le Saint-Esprit donne une conviction de péché, le pécheur est amené à mettre sa confiance en Jésus-Christ et en Lui seul, comme le publicain de la parabole qui s’écriait :”O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.”

Adoptant la terminologie des psychologues, Warren réduit la conviction de péché à un état dans lequel on se punit inconsciemment soi-même.

Voici ce qu’il en dit : “Beaucoup de gens sont conduits par la culpabilité… Leurs mauvais souvenirs les hantent. Ils laissent leur passé déterminer leur futur. Souvent, à leur insu, ils se punissent eux-mêmes en sabotant leurs succès personnels. Quand Caïn a péché, sa culpabilité l’a coupé de la présence de Dieu, et l’Eternel lui a dit “Tu seras errant et vagabond sur la terre.” (p. 28).

Loin de montrer que le péché est un mal ayant une portée infinie, car il constitue une offense envers une Personne infinie, Warren souscrit à cette psychologie populaire qui réduit le péché au fait de “saboter ses succès personnels.”

Il poursuit : “Dieu ne vous demandera ni votre étiquette religieuse, ni vos convictions doctrinales.

Tout ce qui comptera, à ses yeux, c’est si vous avez accepté ce que Jésus a fait pour vous, et si vous avez appris à l’aimer et à lui faire confiance. “ (p. 35). “Si vous apprenez à aimer et à croire le Fils de Dieu, Jésus, vous serez invité à passer le reste de l’éternité en sa compagnie.

A l’inverse, si vous rejetez son amour, son pardon et son salut, vous serez pour toujours séparé de lui ensuite.” (p. 38).

D’un point de vue biblique, c’est pure folie de dire à quelqu’un qui n’a jamais été convaincu de péché qu’il doit seulement apprendre “à aimer le Fils de Dieu, Jésus, et à lui faire confiance.”

Nul ne peut être sauvé à moins de reconnaître qu’à titre personnel il a péché contre le Dieu Saint, et à moins qu’il ne se détourne de ce péché.

En un sens, il est bien vrai que la seule chose importante est d’apprendre à aimer le Seigneur et à Lui faire confiance ; mais cet amour et cette confiance sont impossibles à moins que le Saint-Esprit ne nous ait d’abord convaincus que notre nature est celle de pécheurs dépravés qui ne peuvent strictement rien attendre d’eux mêmes.

Warren s’efforce de définir le péché quand il dit : “Tout péché, à la base, est un refus de rendre gloire au Seigneur. C’est aimer quelque chose plus que lui. Refuser de rendre gloire à Dieu, c’est de la rébellion orgueilleuse. La Bible dit : ‘Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu.’“ (p. 59).

Tout cela est vrai ; cependant Warren ne reconnaît pas à la culpabilité un caractère personnel ; il ne reconnaît pas que chacun a besoin, en tant qu’individu, de la justice parfaite de Christ et de Son sacrifice parfait.

Il parle de s’estimer soi-même, et de découvrir son identité.

Nous allons démontrer qu’il annule complètement, par là, son propre discours sur “la rébellion orgueilleuse”.

Son livre et son mouvement défendent constamment l’estime de soi et l’identité personnelle.

Cela revient en fait à cautionner cette “rébellion orgueilleuse” dont Warren dit qu’elle entraîna notre chute et celle de Satan. De telles contradictions internes rendent le livre difficile à analyser, mais c’est justement à cause d’elles qu’il faut l’examiner de près.

En l’absence de cette conviction qu’on trouve chez l’Apôtre Paul, “Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est à dire dans ma chair” (Romains 7:18), il n’y a ni foi véritable dans le Christ Jésus, ni croissance dans la sanctification devant Dieu.

Le premier défaut de cet “évangile selon Rick Warren” est qu’il nie l’élément qui est la base indispensable au salut.

Le Seigneur Lui-même n’a-t-Il pas déclaré : “Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.” (Marc 2:17).

Le cœur de “l’évangile selon Warren” Cet “évangile selon Warren” se corrompt progressivement à mesure qu’on poursuit la lecture.

Warren assure ses lecteurs que “La vraie vie commence par une consécration totale à Jésus-Christ. Si vous n’êtes pas certain de l’avoir fait, il vous suffit de le recevoir et de croire en lui. La Bible promet : “A tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.” Voulez-vous accepter l’offre de Dieu ?” (p. 62) Quand il se sert de Jean 1:12,

Warren omet de prendre en compte le verset suivant, le verset 13 qui explique comment un être humain naît de nouveau : “lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.” (Jean 1:13).

Il passe complètement à côté du fait que l’action de croire et de recevoir procède de la volonté de Dieu et non de la volonté humaine.

C’est la grâce de Dieu qui dispose l’homme à croire, car seule la puissance de Dieu peut changer un cœur humain.

Quand on omet ce point essentiel, on cesse d’être centré sur Dieu et on se fixe sur l’homme.

Lorsque l’homme est au centre, et non plus Dieu, il n’y a plus de salut qui tienne, car l’homme n’a aucun pouvoir de se transformer lui- même : cette grâce-là doit venir de Dieu.

Mais si Warren enseignait à ses lecteurs qu’ils doivent s’attendre à Dieu pour recevoir de Lui la grâce, alors c’en serait fini de son message tout prêt ; il ne lui resterait plus aucun produit à mettre sur le marché. Il est donc avantageux pour l’auteur de passer sous silence “lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.” L’omission de cet élément essentiel de l’Evangile permet de proposer une solution que ce verset aurait exclue d’emblée !

Le Seigneur ne contredit pas Sa propre Parole.

Il déclare : “Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.” (Romains 9:15-16). La vie éternelle est accordée à l’être humain non parce que celui-ci s’est mis en demeure d’agir, mais parce que Dieu accorde le salut selon sa miséricorde et sa grâce. Telle est la démarche que présente la Parole écrite de Dieu.

Dans les écrits de Warren, on a la démarche inverse.

D’après lui, tout part de l’homme : “La vraie vie commence par une consécration totale…” Mais c’est là une falsification, pour laquelle Warren devra payer en présence du Dieu Très Saint. “Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu.” (Galates 6:7). “C’est une chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant.” (Hébreux 10:31). Quand Dieu châtie, son courroux est grand et redoutable. Le malheur éternel atteindra ceux qui prêchent un faux évangile, et leur rétribution viendra de la main de Dieu Lui-même.

Warren continue de développer son message pseudo-évangélique en ces termes : “Tout d’abord, croyez que le Seigneur vous aime et qu’il vous a crée pour accomplir ses desseins. Soyez convaincu que vous n’êtes pas là par hasard, que vous êtes destiné à vivre éternellement, que Dieu vous a choisi pour avoir une relation avec Jésus qui est mort sur la croix pour vous et que, quoi que vous ayez fait, Dieu veut vous pardonner. Ensuite, recevez Jésus dans votre vie comme Seigneur et Sauveur. Acceptez son pardon pour vos péchés, et son Esprit qui vous donnera le pouvoir d’accomplir ce pourquoi vous avez été crée. … Là où vous êtes, je vous invite à courber la tête et à murmurer tout bas la prière qui changera votre éternité : “Jésus, je crois en toi et je te reçois.” Allez-y, faites le ! Si vous avez prononcé cette prière du fond du cœur, bravo ! Bienvenue dans la famille de Dieu !” (pp.62-63).

Selon l’enseignement de Warren, le fait de murmurer une prière transforme un être humain pour l’éternité.

Au lieu de mettre l’accent sur l’énormité du péché, et de mettre en lumière les conséquences éternelles de ce péché, il se contente de dire : “Quoi que vous ayez fait, Dieu veut vous pardonner.” Au moyen d’un seul mensonge délectable, il tente d’occulter tout l’enseignement des prophètes de l’Ancien Testament, du Seigneur Jésus-Christ, et des Apôtres qui n’ont cessé de montrer l’horreur du péché et la nécessité de la repentance.

Au lieu d’un Evangile qui est “la puissance de Dieu pour le salut”, et en qui “est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi” (Romains 1:16), Warren ne propose qu’une prière à murmurer.

Peut-il y avoir pire insulte envers le Seigneur Jésus, dont la vie parfaite et le sacrifice parfait sont le fondement du salut authentique ?

L’Apôtre Paul déclare que maintenant la justice de Dieu a été manifestée : “Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes.” (Romains 3:21). Il fallait que devant Dieu le péché fût puni, et que la justice véritable fût établie. Pour satisfaire la colère divine contre le péché, la sainteté de Dieu exigeait la vie parfaite du Christ Jésus, et son sacrifice parfait.

Mais selon Warren, comme on l’a vu, le péché se reconnaît au fait de “saboter son propre succès”.

Warren n’accorde aucune place à la manifestation d’une justice parfaite devant Dieu. Il omet également de parler de la grâce en tant que moyen d’obtenir cette justice parfaite. D’après sa doctrine, le salut s’obtient en inclinant la tête et en murmurant “cette prière qui changera votre éternité”.

Mais d’après l’Ecriture Sainte, le salut est un acte de Dieu, qui repose sur l’œuvre parfaite de Christ sur la croix, laquelle est portée au crédit du croyant véritable : “et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.” Cette intervention directe de Dieu manifeste Sa grâce, et alors par la foi, nos yeux se fixent sur Lui.

Mais quand on considère ce faux évangile selon Warren, et son abominable présomption quand il déclare: “Bienvenue dans la famille de Dieu”, que dire, sinon reprendre ces paroles du Seigneur : “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent y entrer.” (Matthieu 23:13).

En présentant un faux évangile et en attestant faussement aux lecteurs qu’ils sont admis dans la famille de Dieu, Warren barre la route à ceux qui pousseraient plus loin leur quête de vérité : “Malheur à vous… car vous avez enlevé la clé de la connaissance.” (Luc 11:52).

L’Evangile véritable proclame l’œuvre parfaitement achevée du Seigneur ; il ne souffre pas d’être transformé en un mensonge qui fait l’économie de la repentance ; il ne souffre pas d’être réduit à une prière murmurée qui est une insulte à la rédemption et à ses fruits. Warren remplace le dessein de Dieu par son propre dessein, avec d’atroces conséquences : “Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème !” (Galates 1:8).

On n’insulte pas impunément le Christ Jésus et Son Évangile.

Et de même qu’un receleur est tout aussi coupable qu’un voleur, celui qui recommande à d’autres ce faux évangile est aussi responsable devant Dieu que l’imposteur lui-même. L’estime de soi : une glorification de l’homme.

L’estime de soi est un élément clé du programme de Warren.

Comme elle est attrayante, cette promesse de résultats immédiats, cette promesse qui exalte ces vaines pensées qu’on qualifie d’estime de soi !

On oublie alors que la nature humaine est déchue, coupée de la vie de Dieu ; on oublie que l’homme est mort dans ses transgressions et dans ses péchés, et que son unique espérance est extérieure à lui, en Christ Jésus seul.

Warren a beau déclarer que son livre n’est pas “egocentrique” (p. 17), il insiste constamment sur la nécessité de développer l’estime de soi, et il ne cesse de stimuler l’interêt que porte le lecteur à sa propre personne. Voici quelques exemples : “Votre façon de voir la vie conditionne cette dernière.” La manière dont vous définissez votre existence détermine votre destinée.”(p. 43). “Vous avez des aptitudes prodigieuses. Vous êtes une créature merveilleuse de Dieu ! L’église a le devoir de discerner vos capacités pour servir Dieu et de vous aider à les employer.” (p. 258). “Le meilleur usage que vous puissiez faire de votre vie, c’est de servir le Seigneur selon votre profil spirituel. Pour cela, il faut d’abord découvrir ce dernier, apprendre à l’accepter et à l’apprécier ; puis le développer jusqu’à ce qu’il atteigne son plein potentiel”. (pp. 265-266). C’est là très exactement ce qu’enseigne l’hindouisme : “En comprenant son Identité véritable, en apprenant à connaître sa propre âme immortelle, on parvient alors à la connaissance de Brahman… (voir note 9).(Lire le livre de Christian Piette sur le Branhamisme)

L’enseignement de Warren a effectivement des points communs avec l’hindouisme ; mais il s’inspire vraisemblablement de Karl Gustav Jung.

Jung enseignait que nous avons besoin de “découvrir la puissance de la voix intérieure” pour réaliser au maximum notre potentiel. “Seul celui qui peut donner son assentiment à la puissance de sa voix intérieure parvient à l’individuation” [à acquérir une personnalité] disait-il. (voir note 10).

Plus grave encore, Warren part des mêmes principes fondamentaux que le catholicisme romain : l’enseignement officiel du Vatican est fondé en effet sur l’homme lui-même. Voici ce que déclare Rome : “C’est en effet l’homme qu’il s’agit de sauver, la société humaine qu’il faut renouveler. C’est donc l’homme, l’homme considéré dans son unité et sa totalité, l’homme, corps et âme, cœur et conscience, pensée et volonté, qui constituera l’axe de tout notre exposé. Voilà pourquoi, en proclamant la très noble vocation de l’homme et en affirmant qu’un germe divin est déposé en lui, ce Saint Synode offre au genre humain la collaboration sincère de l’Eglise pour l’instauration d’une fraternité universelle qui réponde à cette vocation.” (voir note 11). Découvrir son profil, l’accepter et l’apprécier pour le développer au maximum : l’Eglise de Rome et l’hindouisme ont le même fondement, mais l’Islam et le bouddhisme aussi. Tous ces systèmes reposent sur la bonté naturelle (supposée) de l’homme.

Warren résume ce principe en ces termes : “Si vous êtes si important pour Dieu, et qu’il vous considère comme assez précieux pour vous garder éternellement avec lui avec lui, que demander de plus ?” (p. 67).

Cependant la Bible n’attribue nullement à l’homme cette valeur-là ; elle ne lui reconnaît aucune bonté naturelle.

Le Saint-Esprit enseigne au contraire que “le cœur est tortueux pardessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ?” (Jérémie 17:5) “Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel !” (Jérémie 17:5).

Dans le mouvement hippie des années soixante, on recherchait avec passion son “profil”, son “identité”.

Cet engouement-là est aujourd’hui la marque d’un “christianisme” dégénéré qui remporte un succès fou.

L’exaltation du moi : un faux “salut” Warren enseigne la glorification de l’homme de bien des manières différentes.

Parlant de Dieu, il dit : “Vous n’apportez ni gloire, ni plaisir à Dieu en dissimulant vos aptitudes ou en essayant d’être quelqu’un d’autre. Ce qui lui plaît, c’est de vous voir être vousmême. Chaque fois que vous rejetez une partie de vous-même, vous rejetez la sagesse et la souveraineté que le Seigneur a manifestées en vous créant.” (p. 79). “Quand vous dormez, Dieu vous couve des yeux avec amour parce qu’il vous a crée selon son idée. Il vous aime comme si vous étiez la seule personne sur terre.” (p. 79).

Warren pousse plus loin encore son adulation de la créature.

Cette glorification de l’homme culmine quand il déclare que Christ est mort sur la croix à cause de la valeur personnelle du lecteur. C’est plus qu’une perversion de l’Evangile : c’est une insulte au Seigneur Lui-même.

Warren écrit : “Si vous souhaitez savoir à quel point vous comptez pour Dieu, regardez Christ, les bras ouverts sur la croix, et écoutez-le vous dire : “Je t’aime à ce point-là ! Je préfère encore mourir que vivre sans toi.” (p. 83). Cette phrase, “Je préfère encore mourir que vivre sans toi” est tirée d’une chanson des “Backstreet Boys.” (voir note 12).

En la plaçant dans la bouche du Seigneur Jésus-Christ, Warren profère un blasphème. L’amour du Christ Jésus, de l’Homme-Dieu, ne dépend nullement de l’homme. S’il dépendait de l’homme, Jésus-Christ ne serait pas Dieu. Profaner ainsi l’amour du Seigneur Jésus-Christ, c’est offenser et insulter le Seigneur. C’est placer l’homme pécheur au-dessus du Fils Eternel de Dieu : n’est-ce pas une impiété sans nom ? “Et elle ouvrit la bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu.” (Apocalypse 13:6). Selon la Bible, l’amour de Christ et Son sacrifice manifestent que Dieu est “juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.” (Romains 3:26).

Mais selon la doctrine de Warren, le plan de Dieu est centré sur la cohabitation avec l’homme pécheur.

D’après les Ecritures, le centre du dessein divin est la manifestation de Sa justice et de Sa sainteté dans la Personne de Jésus et dans Son sacrifice.

Dans cette grande manifestation de la justice de Dieu, une place a toutefois été accordée à l’homme pécheur, qui bénéficie par grâce de cette rédemption si coûteuse.

Quand Warren glorifie l’homme pécheur au point de faire dire au Christ Jésus : “Je préfère encore mourir que vivre sans toi”, il détruit complètement le message biblique, selon lequel Dieu accomplit toutes choses pour sa propre gloire. Mais les vantardises ridicules et blasphématoires d’un Rick Warren ne sont que néant devant le dessein véritable du Seigneur Dieu Tout-Puissant. L’homme déchu est dépravé de fond en comble, dans tout son être ; il n’a par lui-même nul moyen d’échapper à sa dépravation, de se sauver, de se tirer d’affaire.

C’est pure futilité que d’essayer de grandir l’être humain déchu comme le fait Warren : l’homme ne possède aucune capacité lui permettant de se perfectionner moralement. Son unique espérance est entièrement extérieure à lui ; elle réside dans les capacités divines, dans la puissance divine. Par ellemême, la nature humaine est morte dans ses transgressions et dans ses péchés. L’homme naturel ne peut pas aller contre sa propre nature corrompue, pas plus que l’eau ne peut couler vers le haut. Tout être humain est privé de la vie spirituelle et de la puissance de cette vie ; il est retranché de Dieu qui est la Source de la vie. Il est spirituellement mort, comme on dit d’un homme condamné à la peine capitale qu’il est mort.

Ainsi le Seigneur Jésus-Christ a déclaré : “Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme.” (Marc 7:21-23). Christ a aussi déclaré : “Ce qui est né de la chair est chair.” (Jean 3:6). Il voulait dire par là que rien n’émane de l’homme déchu qui ne soit dépravé. S’il y avait effectivement en l’homme quelque valeur personnelle, et si l’homme était en mesure de choisir Christ, alors ceux qui grâce à leurs capacités propres auraient choisi Christ pourraient avec raison se vanter d’avoir activement participé leur propre salut. En vérité, la foi elle-même est un don de Dieu : “Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.” (Ephésiens 2:8-9). Tant que nous ne comprenons pas l’état réel de notre personne, notre état de mort spirituelle devant le Dieu Très Saint, jamais nous n’apprécierons la grâce de Dieu comme il se doit. Notre salut n’a pas pour point de départ la découverte de notre valeur personnelle, ni la moindre initiative personnelle, il procède de la puissance divine. A ce sujet, la Bible est on ne peut plus claire : “Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité. (Jacques 1:18). “Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.” (Philippiens 2:13). En accordant sa grâce, Dieu donne vie à une volonté humaine spirituellement morte. C’est la puissance du Saint-Esprit qui vainc l’orgueil de l’homme naturel et le prépare à s’approcher de Christ pour recevoir la vie. Comme le Seigneur l’a Luimême dit, “En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront.” (Jean 5:25). Et comme le Seigneur nous l’explique aussi, “Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.” (Jean 6:45).

Le “salut par soi-même”, qui s’appuie sur la valeur de l’homme et sur la dignité humaine, fait partie intégrante de la pensée humaine naturelle. On le retrouve dans toutes les religions émanant de l’homme ; il est au centre du message propagé par le livre de Warren, au centre du mouvement que ce livre a suscité.

S’opposant à la Bible, la doctrine de Warren nie le caractère totalement dépravé de la nature humaine, et donc, la nécessité absolue de la grâce divine.

La Bible parle en termes saisissants de la relation entre la mort spirituelle et la grâce : “Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.” (Romains 5:21). A moins qu’on ne comprenne l’état de dépravation totale de ceux à qui on annonce l’Evangile, cet Évangile restera lettre morte.

Warren écarte cette vérité biblique selon laquelle “il n’y a point de juste, pas même un seul.” (Romains 3:10). A la place, il pose le principe de la valeur propre de l’homme ; ainsi son arrogance atteint ce sommet qu’annonce l’Ecriture : “Je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.” (Esaïe 14:14). Un Dieu dans le besoin ?

La Bible proclame que Dieu a une nature absolument sainte : “Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire !” (Esaïe 6:3). Pour nous remplir d’un respect sans bornes pour la nature de Dieu, l’Ecriture pose cette question : “Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et t’adoreront…” (Apocalypse 15:4).

Un des péchés les plus flagrants de Warren et de son mouvement est le manque de respect pour la nature du Dieu Très Saint, du ToutPuissant. Le chapitre 11, “Devenir les meilleurs amis de Dieu” donne l’impression que Dieu a des besoins : en page 91, on lit : “ce Dieu tout-puissant aspire à être votre meilleur ami !” Dieu, donc, désirerait intensément cette amitié, Il soupirerait après elle : autrement dit, Il aurait besoin d’être votre Ami. Mais non, l’amour divin par lequel Dieu a donné Son Fils Unique est un amour entièrement sacrificiel et désintéressé. Il ne dénote pas l’ombre d’un manque chez le Seigneur: il est simplement l’effusion totale de Son amour parfait. Dieu manifeste Son amour envers des pécheurs indignes, mais cela ne signifie nullement que Dieu ait besoin de ces pécheurs pour satisfaire une quelconque aspiration personnelle ! Les termes employés par l’auteur donnent de Dieu une fausse image.

Warren amplifie cette grave erreur en s’appuyant sur la “New Living Translation”, une “traduction” récente qui dénature complètement le sens d’Exode 34:14. En voici l’équivalent français : “C’est un Dieu qui désire passionnément entretenir des relations avec toi.” (Exode 34:14, p. 93).

En réalité, le texte biblique dit que la jalousie et la passion du Seigneur sont dirigées contre tous ceux qui voudraient rendre un culte à un autre dieu : la Bible condamne totalement ce culte. “Tu ne te prosterneras pas devant un autre dieu ; car l’Eternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux.”

Fait significatif, Warren omet le début du verset : “Tu ne te prosterneras pas devant un autre dieu.” Quand la Bible qualifie Dieu de “jaloux”, elle exprime Sa ferveur pour le culte véritable qui est dû à Son saint Nom. Elle exige qu’on s’attache à Lui seul.

Au moyen de cette “traduction” faussée, Warren donne l’impression que le Tout-Puissant serait pris d’engouement, de passion pour le lecteur de son livre.

L’auteur affirme donc exactement le contraire de ce que dit la Bible, et flatte l’homme au lieu de le placer devant la vérité divine au sujet de la dépravation humaine. Il fait passer pour une vérité divine l’idolâtrie que ce verset condamne.

Tout au long du livre, l’auteur dégrade la nature de Dieu au moyen de traductions qui tordent les Ecritures. Dissocié de la justice, l’amour n’est pas l’essence de la nature de Dieu Warren déshonore aussi la nature de Dieu en enseignant que Dieu manifeste envers tout un chacun un amour salvateur. Il précise que cet amour-là, dispensé à tous, est “l’essence même de son caractère”. (p. 24) “Vous avez été crée par amour ! Le Seigneur vous a façonné afin de pouvoir vous aimer. Vous pouvez bâtir votre vie sur cette vérité. La Bible atteste que ‘Dieu est amour’. Elle ne dit pas que Dieu a de l’amour. Il est amour : C’est l’essence même de son caractère ! La communion de la Trinité se caractérise par un amour parfait, si bien que Dieu n’avait pas besoin de vous créer.”(p. 24).

Remarquons bien que Warren ne parle pas, là, de l’amour général de Dieu pour toute l’humanité, de l’amour de Dieu qui “fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.” (Matthieu 5:45). Non, il proclame ce qu’il appelle “l’amour salvateur” de Dieu. Il parle de “son amour salvateur pour les nations, qui a culminé dans la venue de son Fils. Cet amour continue de transformer des vies dans le monde entier.” (voir note 13).

Warren développe là une idée qui pourrait bien monter à la tête du lecteur : Dieu aurait façonné ce dernier de manière à pouvoir l’aimer. Cette assurance-là conduit le lecteur à trouver en lui-même et dans ses propres péchés un sentiment de sécurité. La Bible, au contraire, ne nous permet de nous considérer comme bénéficiaires de l’amour salvateur de Dieu que si nous avons fui Sa juste colère contre le péché, si nous nous sommes repentis, et si nous avons placé notre foi en Christ seul. Un tel dieu qui aurait façonné tout un chacun pour en faire l’objet particulier de son amour n’existe que dans les hérésies. Dissocié de la justice, l’amour n’est nullement l’essence de la nature divine. Si Dieu accordait à tous et à chacun un amour salvateur, Il serait injuste, car cela reviendrait à passer sur le péché.

Dans la Bible, l’amour salvateur de Dieu est toujours en harmonie avec Sa justice : “La bienveillance et la vérité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent.” (Psaume 85:10).

Nous devons accepter l’amour de Dieu tel que Lui-même l’a défini.

Selon la Bible, la bienveillance de Dieu envers tous diffère complètement de son amour salvateur pour le pécheur en tant qu’individu.

Cet amour salvateur a pour objet particulier ceux qui sont en Christ.

Cet amour est toujours décrit comme étant en Christ, et il est pour l’amour de Christ. Ainsi : “En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui.

Dans son amour, il nous a prédestinés par JésusChrist à être adoptés, selon le dessein bienveillant de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce qu’il nous accordée en son bien-aimé.” (Ephésiens 1:4-6). En Jésus-Christ seulement, les êtres humains sont l’objet de l’amour salvateur de Dieu. Dieu donne à Christ la place centrale ; Warren la donne à l’homme Dans le chapitre 2, intitulé “Vous n’êtes pas là par hasard”, Warren parle de la souveraineté divine qui fixe tous les détails concernant la naissance de chacun. Il donne l’impression que tout être humain est enfant de Dieu dès sa naissance ; aucun enfant, selon lui, n’est illégitime, même si les parents le sont. Dieu “ne se trompe jamais… le mobile de Dieu en vous créant, c’était son amour.” (p. 23).

Ne tenant aucun compte des énormes difficultés posées par Romains 9:22, ce verset qui parle de “vases de colère”, Warren appuie son argumentation sur Ephésiens 1:4. Mais au lieu d’utiliser une version telle que : “En lui [Christ], Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui”, il se sert de la “traduction” pervertie suivante : “Bien avant d’avoir posé les fondements de la terre, il nous avait en tête, et nous avait positionné (sic) comme le point focal de son amour.” (p. 23).

Warren écarte ainsi cette vérité centrale selon laquelle Dieu choisit des individus “en lui, en Christ”.

Selon ce livre, ceux qui ne se sont pas repentis sont aimés pour eux-mêmes.

Nulle part Warren ne tient compte d’Ephésiens 2:1, ni d’aucun des grands passages qui affirment que nous naissons “morts par nos fautes et par nos péchés.” Jamais il n’aborde la justification dans une perspective biblique. Il omet entièrement de dire que Paul s’adresse ici “aux saints et fidèles en Christ Jésus.”, et non à des gens qui seraient aimés pour eux-mêmes.

En bon prestidigitateur, au moyen d’une paraphrase tirée par les cheveux, là où Dieu parlait d’élection en Christ, Warren fait dire à la Bible que Dieu “nous avait en tête, et nous avait positionné (sic) comme le point focal de son amour”. Ce tour de passe-passe remplace la centralité de Christ par celle de l’individu pécheur considéré en lui-même. Warren escamote l’unique Médiateur et Sa rédemption tels que l’amour de Dieu les a conçus. Dans le contexte d’Ephésiens 1, qui traite du salut, cette mise à l’écart de la Personne du Christ Jésus signifie que le dieu de Warren a un amour salvateur pour des individus pécheurs considérés en eux mêmes.

Ce dieu-là n’est pas le Dieu de la Bible.

Hors de l’élection en Christ Jésus, il n’y a pas de salut. (voir note 14). L’amour de Dieu trouve sa satisfaction et sa joie en Son Fils seulement, dans le Christ Jésus seul. Non seulement cet amour a pour objet particulier le Christ Jésus, mais le but déclaré de Dieu est aussi de manifester Sa propre justice, comme l’a proclamé l’Apôtre Paul : “et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ Jésus… il a voulu montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être reconnu juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.” (Romains 3:24 et 26). En toutes choses nous nous réjouissons de la toute-puissance de Dieu, et de ce qu’il y a une Bonne Nouvelle pour tous ceux qui sont “morts par leurs fautes et leurs péchés.” A la lumière de la Parole de Dieu, nous savons que l’Evangile est “une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.” (Romains 1:16). Par nature, nous sommes tous des enfants de colère, et par nos actes, nous nous sommes tous rebellés contre le Seigneur Dieu et Sa Parole. La loi divine juste et parfaite nous condamne tous, et le Seigneur Dieu n’a nullement le devoir de nous sauver de sa juste colère. Mais malgré notre nature pécheresse, malgré nos actes de péché, Dieu a donné Son Fils unique pour tous ceux qui croient authentiquement en Lui. Dieu est le Très Saint : Sa sainteté est la marque distinctive de tous Ses attributs essentiels. Aussi devonsnous être réconciliés avec ce Dieu Très Saint, avec le seul Saint, en nous soumettant aux conditions qu’Il a Lui-même fixées. Tournez-vous donc vers Dieu par la foi seule, pour recevoir le salut que Lui seul accorde, grâce à la conviction de péché que donne le SaintEsprit, sur la base de la mort et de la résurrection de Christ ; mettez votre foi en Lui seul, “pour célébrer la gloire de sa grâce” (Ephésiens 1:6). Une fois que nous comprenons l’Evangile, nous sommes remplis d’amour et de gratitude, et nous proclamons : “Non pas à nous, Eternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité.” (Psaume 115:1) On ne prend pas impunément à la légère la justice et la sainteté divines En universalisant ainsi l’amour salvateur de Dieu, Warren rabaisse la nature juste et sainte de Dieu.

C’est “en Christ” que réside l’amour divin (voir note 15), afin que soit manifestée la justice de Dieu. Dieu ne peut ni ne veut accepter notre péché.

Voilà comment Warren déforme l’enseignement biblique sur la justice et la sainteté divines, comment il défigure l’image biblique de Dieu. Si Dieu aimait tout un chacun tel qu’il est en lui-même, Il serait injuste. L’idée même de cet amour dévalué est sacrilège. “Dieu est lumière” aussi bien qu’amour, et “il n’y a pas en lui de ténèbres.” 1 Jean 1:5). Son amour est saint, et tous ses autres attributs sont saints. Dans la Bible, Sa sainteté importe tout autant que Son amour. “Soyez saints, car je suis saint.” (1 Pierre 1:16). La colère de Dieu et Ses jugements comptent autant que son amour ; ils produisent une crainte saine et respectueuse de Son Nom. “Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de son support et de sa patience, sans reconnaître que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?” (Romains 2:4). Il ne faut pas conforter un pécheur en lui affirmant que Dieu l’aime en-dehors de la repentance et de la foi en Christ. Le pécheur doit savoir que l’Ecriture affirme souvent que Dieu hait les pécheurs. “Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux ; tu as de la haine pour ceux qui commettent l’injustice.” (Psaume 5:6).”Je hais l’assemblée de ceux qui font le mal, je ne m’assieds pas avec les méchants.” (Psaume 26:5). En-dehors du Christ Jésus, “la colère de Dieu se révèle du ciel…” (Romains 1:18). La Bible décrit en termes limpides la nature juste et sainte de Dieu. On se rend grandement coupable si on déforme Sa nature, et si on donne à croire que Dieu dispense son amour salvateur sans distinction aucune, alors qu’Il le réserve aux pécheurs qui sont dans le Christ Jésus . Il y va de la gloire du Seigneur, et de la rédemption en Jésus-Christ : “Ayons de la reconnaissance, en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. Car notre Dieu est aussi un feu dévorant.” (Hébreux 12:28-29).

Warren et ses associés feraient bien de craindre le Dieu Très Saint, car il est écrit : “Tu ne prendras pas le nom de l’Eternel ton Dieu en vain.” (Exode 20:7). Cependant, ce Dieu Très Saint règne, comme le proclame Son Saint-Esprit : “L’Eternel règne : les peuples tremblent.” (Psaume 99:1). “L’Eternel a établi son trône dans les cieux, et son règne domine sur toutes choses.”(Psaume 103:19). Le Seigneur Dieu règne, dominant sur toutes choses, et Il accomplit Son dessein éternel. Non seulement Il l’accomplit malgré ceux qui se moquent de Sa nature, de Son Fils Jésus-Christ, et de Son Evangile glorieux et invincible : Il utilise même ces moqueurs pour accomplir ses buts. L’essence même du péché, c’est d’abandonner le Seigneur en tant que Souverain véritable, en donnant de Lui une image inférieure ; c’est de laisser croire qu’il est un dieu ayant des besoins, donc susceptible d’être manipulé.

“L’unité ecclésiale” par contrainte Le programme de la méga-église de Warren comporte un autre élément sinistre : il exige un engagement à rester dans l’unité ecclésiale.

Les membres s’engagent au moyen d’un “contrat d’alliance”. “A l’Eglise Saddleback, tous les membres signent un contrat qui comprend une promesse de préserver l’unité de notre communauté. En conséquence, jamais l’assemblée n’a connu de conflit qui nuise à la communion fraternelle.” (p.180). Dans son autre ouvrage, “l’Eglise, une passion, une vision”, Rick Warren précise : “Tous ceux qui désirent adhérer doivent suivre un cours pour se préparer à devenir membres, et ils doivent signer un contrat d’alliance. Les membres s’engagent par là à participer financièrement, à servir dans le cadre d’un ministère, à partager leur foi, et à suivre les responsables… Ceux qui ne respectent pas ce contrat d’alliance perdent la qualité de membres. Chaque année, nous retirons des centaines de noms de nos registres.” (The Purpose Driven Church, p.54, trad. libre).

Warren a mis au point un programme qui amène les nouveaux membres à une pleine soumission : quatre cours obligatoires pour tous ceux qui veulent adhérer. On a là une structure pyramidale inspirée du monde des affaires, et à caractère hiérarchique.

L’accent qui est mis sur le pasteur et sur les conducteurs fait penser à la structure hiérarchique de l’autorité catholique romaine. Le règlement intérieur de l’Eglise de Saddleback précise : “Par ‘Pasteurs’, nous entendons le Pasteur Principal et les pasteurs ayant reçu l’ordination dans son équipe de direction ; cette équipe est choisie et nommée par le Pasteur Principal, sous sa seule responsabilité, de temps à autre.” L’article 4 de la Section 6 de ce Règlement stipule : “Un membre peut être révoqué si sa vie et sa conduite ne sont pas en accord avec le contrat d’alliance, quand il devient un obstacle à l’influence exercée par l’Eglise dans la communauté.” (voir note 16) L’engagement envers l’église est assimilé à un vœu envers Dieu Cette méga-église qui veut être “une passion” et “une vision” pratique la “religion” au pire sens du mot.

Comme l’Eglise de Rome, c’est une religion qui tient sous son contrôle des âmes d’hommes et de femmes.

L’Eglise romaine piège les gens au moyen d’un faux évangile qui passe obligatoirement par ses sacrements ; une fois qu’ils sont membres, elle les contrôle au moyen de son Droit canonique.

Tout comme l’Eglise romaine, Warren piège les foules avec un faux évangile, puis il les contrôle par le “contrat d’alliance.” Il explique que ce contrat est comme l’alliance entre époux dans le mariage : voici ses propres termes : La partie la plus importante d’une cérémonie de mariage est le moment où l’homme et la femme échangent des vœux. Devant des témoins et devant Dieu, ils échangent certaines promesses. C’est cette alliance qui constitue l’essence même du mariage. De même, je crois que notre appartenance à l’église en tant que membres réside essentiellement dans le fait se s’engager par un contrat d’alliance. C’est là l’élément essentiel dans les cours de préparation des futurs membres. (voir note 17). Mettre l’engagement envers une église sur le même plan que les vœux de mariage est inadmissible. Les vœux de mariage ont été institués par Dieu dès la création ; mais jamais la Bible ne laisse entendre que Dieu aurait institué des vœux d’obéissance envers les pasteurs d’une église. Même les Pharisiens, qui imposaient au peuple de si pesants fardeaux, n’ont jamais exigé qu’on se soumette à eux par des vœux semblables à ceux qui lient les époux entre eux. Il est honteux d’exiger cette obéissance-là, car depuis le commencement elle est exclusivement due à Dieu dans le cadre du mariage. Il faut donc démasquer ces vœux du “contrat d’alliance”, et dévoiler leur véritable nature ; sinon ils seront source de fausse culpabilité, et les gens seront piégés par les mensonges que répand Warren, comme cela se passe dans les sectes. Malheureusement, ces membres ignorants, encore sous le poids de leurs péchés, méconnaissent Dieu et Son Evangile ; et dans leur zèle, ils en attirent d’autres dans le dernier piège où ils sont tombés. Warren a trouvé le moyen d’exercer un contrôle sur des âmes d’hommes et de femmes. Il fait croire aux gens qu’en faisant vœu de fidélité à l’église, ils sont engagés devant Dieu par un vœu comparable à ceux du mariage.

Voilà un outil suprêmement utile pour les bâtisseurs d’empires.

En l’occurrence, des personnes non averties et non sauvées se laissent attirer dans un système par des versets bibliques truqués et corrompus. Par des techniques de persuasion, on leur fait croire qu’ils doivent faire vœu de rester loyaux envers ce système. Ces hommes et ces femmes ne tardent pas à croire qu’à cause de leur vœu et de cette “alliance”, ils pèchent contre Dieu si jamais ils critiquent l’église. Par le moyen des vœux, ce système ecclésial contrôle les consciences de ses membres ; en réalité, ces vœux et ces alliances sont sans valeur aucune.

Warren n’a pas inventé cette technique : il est simplement le bâtisseur d’empire qui a su la mettre à profit le plus récemment.

Ce système n’a pas pris la forme d’un ensemble de lois, mais il ressemble fort à ce qui se pratique dans l’Eglise catholique.

Le Vatican a décrété, par exemple, que nous devons abolir ces facultés que Dieu nous donne, notre pensée et notre volonté : “Ce n’est pas vraiment un assentiment de foi, mais néanmoins une soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté qu’il faut accorder à une doctrine que le Pontife Suprême… énonce…” (voir note 18). Sa loi annonce aussi les conséquences de la désobéissance : “L’Eglise a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants. (voir note 19). Le chapitre 17 de l’Apocalypse nous apprend que la religion romaine attirera à elle et absorbera toute la chrétienté apostate ; tel est “le mystère” de “Babylone”.

On peut donc supposer que nous ne sommes pas en présence d’un simple mouvement, mais des débuts d’un empire apostat qui collaborera sans peine aucune avec Rome et deviendra une fille de cette dernière.

La politique de Warren étant de favoriser la croissance de l’église sans tenir compte de la doctrine, il ne faut pas s’étonner de voir des églises catholiques telles que St. Michael the Archangel à Cary en Caroline du Nord prendre part avec enthousiasme à ce programme de croissance trompeuse. Sur le site Internet de cette paroisse catholique, on lit : “Après avoir fait les 21 premiers jours du programme, notre groupe, en pleine croissance, a décidé d’aller jusqu’au bout. Donc si vous avez déjà lu le livre en partie, et si vous n’avez pas pu vous joindre à nous en novembre, c’est le moment de prendre le train en marche !” (voir note 20). On trouve un autre exemple dans la région de Chicago : “Plus de 200 églises participent au ‘Voyage spirituel de 40 jours’.” Certaines l’ont adopté pendant le Carême.

Parmi elles se trouve la paroisse catholique de St.Walter, à Roselle : elle espérait que cent personnes s’inscriraient pour le “Voyage spirituel” afin d’étudier le livre de Warren. En fait, sept cents personnes se sont inscrites. (voir note 21). D’autres ressemblances avec Rome La ressemblance avec Rome ne réside pas seulement dans la méthode qui permet de contrôler les âmes.

Warren cautionne des techniques de prière contemplative ; il cite notamment le Frère Laurent, ce mystique catholique, et déclare que ce dernier nous donne “de bonnes idées”. Frère Laurent n’était pas seulement un catholique traditionnel ; ses enseignements rappellent aussi ceux de l’hindouisme dans la Bhagavad-Gita, et les techniques de beaucoup d’auteurs du Nouvel Age.

Warren le cautionne. Il conseille aussi de régler la prière sur la respiration : voici ce que Warren conseille : “Beaucoup de Chrétiens règlent leurs prières sur la respiration à différents moments de la journée. On choisit une phrase courte, ou une simple expression qu’on peut répéter en l’adressant à Jésus dans un seul et même souffle : ‘Tu es avec moi.’ ‘Je reçois ta grâce.’ ‘Je dépends de toi.’ ‘Je veux te connaître.’ ‘Je t’appartiens’.” (voir note 22).

Cela fait des siècles que les mystiques catholiques règlent ainsi leur prière sur leur souffle.

C’est une des formes catholiques du mysticisme grec antique, et cela rappelle les mantras hindous.

Dans “Une Vie, une Passion, une Destinée”, Warren cite avec approbation la célèbre mystique catholique Madame Guyon (p. 207). Il approuve aussi St. Jean de la Croix, et Henri Nouwen, qui est prêtre catholique, mystique, psychologue et œcuméniste (p. 116, p. 286). Il approuve chaleureusement Mère Térésa (p. 134, p. 245).

Warren propage donc ces techniques trompeuses, qui ne font qu’exacerber le fléau du mysticisme qui menace à présent les chrétiens.

Ce fléau donne à croire qu’on peut accéder à une union consciente avec Dieu endehors de la Personne du Christ Jésus, de Sa Vie unique, et de Son sacrifice. (voir note 23). Le monde aime et accepte ce programme mystique, qui est une abomination devant Le Seigneur Dieu. L’abandon de la charge pastorale, et les conséquences Ce “Voyage spirituel de 40 jours” destiné à motiver les communautés se distingue des autres mouvements récemment apparus.

Warren demande aux pasteurs d’engager leur église avec ses membres dans une expérience intensive conçue pour reprogrammer leur compréhension de Dieu, de Christ, et de l’entrée dans la vie chrétienne. Il promet qu’au bout de 40 jours, la vie de l’église sera transformée.

Son livre et le programme d’activités couvrent pratiquement, en 40 jours, tous les aspects de la vie chrétienne.

C’est la toute première fois qu’on voit ce genre d’intrusion dans la vie d’une église.

D’après la Bible, c’est le pasteur qui a pour fonction d’enseigner, de veiller, et de garder le troupeau que Dieu lui a confié. “Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise de Dieu.” (Actes 20:28). Rien de plus anti-biblique que d’abandonner ce poste que le Seigneur lui a confié pour laisser le champ libre à un autre, qui pendant sept semaines dispensera des messages fondés sur d’innombrables paraphrases faussées, prétendument tirées des Ecritures. Le pasteur est responsable de l’église. Il n’a pas à la confier à quelqu’un qui enseigne à distance, et dont les nouvelles idées parfois abjectes vont affecter tous les aspects importants de la vie ecclésiale.

Par exemple, le livre et le mouvement de Warren nient carrément la souveraineté absolue de Dieu, et conseillent aux hommes de prendre en main leur propre destinée.

Conclusion Nous venons de démontrer que le “voyage spirituel de quarante jours” proposé par “Une Vie, une passion, une destinée” repose sur un faux évangile.

Nous sommes tenus de “combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.” (Jude 1:3), et de demeurer “fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Evangile.” (Philippiens 1:27).

Warren a suscité un mouvement qui séduit les foules ; il les trompe quant au sens même de l’Evangile du salut. D’innombrables personnes croient sincèrement avoir reçu Christ comme Sauveur de leur âme ; en réalité, elles s’appuient sur un rituel conçu par l’homme ; elles se sont engagées par “alliance” envers une église, et ont fait vœu de tenir cet engagement.

De nombreux articles soulignent et approuvent tout ce que Warren dit de bon, mais en omettant de rappeler que le Seigneur Lui-même et Ses Apôtres condamnent sans appel l’annonce d’un faux évangile.

Comment pourrions-nous attendre un authentique réveil, qui permettrait à la justice éternelle du Christ Jésus de se manifester dans des vies d’hommes et de femmes, si nous refusions de dénoncer les prétentions de ceux qui s’attachent à un “Christ” étranger aux Ecritures ?

Quel réveil espérer si nous ne dénonçons pas les prétentions de ceux qui proclament un faux évangile et encensent les adeptes du système apostat de Rome ?

Propager ce faux message après avoir entendu une présentation claire de l’Evangile de la grâce serait faire sciemment œuvre de séducteur et d’escroc.

Il n’est pas étonnant de rencontrer des séducteurs qui détournent à leur profit le Nom de Christ le Seigneur, et la dignité qui est Sienne : il y en avait déjà au temps des Apôtres dans l’antiquité. Le délaissement du véritable Evangile est un danger funeste ; il s’agit en fait d’un délaissement de Dieu Lui-même. “Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.” (2 Jean 9).

Maintenant que nous avons là, sous nos yeux, un faux prophète et son royaume naissant, il nous faut prêter une vive attention à ces choses, et étudier avec diligence cette Ecriture que Dieu a donnée afin de nous préserver des séductions subtiles de Satan. Ceux qui croient véritablement dans le Christ Jésus, le Seigneur, et dans Son Evangile doivent prendre à cœur cet avertissement solennel de l’Apôtre Paul : “Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les.” (Ephésiens 5:11). ____________ Notes : 1. Bruce Ryskamp, président des Editions Zondervan http://www.assistnews.net/Stories/s03110083.htm (22/10/04) 2. http://www.purposedrivenlife.com/thebook.aspx (16/10/04) 3. http://www.pastors.com/aboutus/ (15/11/04) 4. http://www.pastors.com/aboutus/ (22/10/04) 5. http://www.pastors.com/RWMT/?id=74&artid=3099&expand=1 (22/10/04) 6. http://www.forbes.com/2003/09/17/cz_lk_0917megachurch.html (22/10/04) 7. Rick Warren, Une Vie,une passion, une destinée (Editions Ministères Multilingues, Longueil, Québec, Canada, 2003). Sauf indication contraire, les autres citations sont tirées du même ouvrage. 8. Catéchisme de l’Eglise Catholique, Paragraphe 181. Caractères gras ajoutés. Editions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998. 9. “Atman” et “Brahman” d’après www.wsu.edu:8080/~dee/GLOSSARY/BRAHMAN.HTM (2/12/2002) 10. “The Development of Personality” Collected Works 17, d’après le site Internet http://www.sacredsandwich.com/warren_jung_chart.htm (18/11/04) 11. Constitution Pastorale GAUDIUM ET SPES, “Constitution de l’homme”, Section 14, §2 www.vatican.va/ 12. http://sozluk.sourtimes.org/show.asp?t=ill+never+break+your+heart (18/11/04) 13. www.pastors.com/rwmt/default.asp?artid=3170&id=79 (8/12/04) 14. La Bible enseigne constamment que la justification est une position juridique dans laquelle la justice de Christ est imputée au croyant. Voir : Psaumes 32:2, 71:15-16, 130:3 ; Esaïe 45:24-25, 54:17 et 61:10 ; Jérémie 23:6, 33:16, et 51:10 ; Daniel 9:24 ; Luc 18:14 ; Romains 1:17, 3:21-22, 4:6 et 11: 5:18-19 ; 1 Corinthiens 1:30 ; 2 Corinthiens 5:21 ; Ephésiens 1:6 ; Colossiens 2:10, 3:3 ; 2 Pierre 1:1, pour ne citer que quelques passages. 15. Dans les deux premiers chapitres de l’Epître aux Ephésiens, les expressions telles que “en Christ”, “en lui”, “dans son Bien-aimé” reviennent 18 fois. Il en va de même dans toutes les lettres de l’Apôtre Paul. L’Apôtre Jean enseigne constamment que la vie éternelle est dans le Christ Jésus : “Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils.” (1 Jean 5:11). L’amour divin qui donne le salut est toujours décrit comme étant “en Christ”. 16. www.purposedriven.com/content.aspx?id=53 (23/10/04) 17. http://www.pastors.com/article.asp?ArtID=3181 (18/11/04) 18. Code de Droit canonique, canon 752, www.droitcanon.com/Code_1983.html 19. Code de Droit canonique, canon 1311, même source que ci-dessus. 20. http://www.stmichaelcary.org/adulteduc.shtml (12/11/04) 21. http://www.saddleback.com/flash/s_PDFs/ChicagoTribuneLivingwithpurpose42504.pdf (13/11/04) 22. http://pastors.com/RWMT/?ID=71 (22/1004) 23. Voir notre article en anglais sur notre site Internet www.bereanbeacon.org , “The Mystic Plague” (Le fléau mystique).

 Une Vie, une Passion, une Destinée Rick Warren 2003 (En français)

Je jette l’éponge Pierre Oddon 1.

Ma position Après avoir été personnellement formé — ou déformé —, par mille commentaires, la lecture et l’étude de la Parole de Dieu se sont imposées à moi vers l’âge de 45 ans comme seuls fondements d’une édification solide. Après plus de 20 ans de pratique je pense que c’est la meilleure approche de la Parole de Dieu. Quelques bons commentaires bibliques pourront, après et uniquement après, jouer le rôle de contrôle et d’enrichissement de nos propres découvertes. Je crois profondément que «Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne oeuvre. (2 Tm 3.16-17) 2. Mes réticences Les livres de recettes du genre de celui de Rick Warren, ne m’intéressent pas : Je ne crois pas aux techniques rapides qui transforment un canasson en cheval de course en 40 jours ni aux conversions qui consistent à « nouer des liens d’amitié avec Dieu » en prenant « un nouveau départ » (p106) qui est censé vous amener au ciel en faisant l’économie de la repentance et de la justification par la foi en Jésus Christ. Plus on présente ces méthodes comme exceptionnelles, plus elles me paraissent suspectes. La conversion, quoique pas toujours instantanée, est un événement historique, auquel on peut se référer ; comme l’aveugle-né guéri par le Seigneur tous les authentiques croyants peuvent dire : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois ! » (Jn 9); la croissance spirituelle, quant à elle, me semble devoir suivre les règles divines de la croissance naturelle. Quelqu’un a dit : « si votre foi grandit comme un champignon, elle sera à peu près aussi solide. » Des milliers de personnes assurent avoir été bénies par la lecture de ce livre répandu à plus de 25 millions d’exemplaires. Soit ! Mais qu’appelle-t-on au juste « bénédiction » ? Il y a des millions de personnes qui affirment avoir été bénies par la lecture des livres des Témoins de Jéhovah : de nombreux fumeurs ne fument plus ; des adultères ne trompent plus leurs femmes etc. et ces fruits sont incontestables. Ce n’est pas pour autant qu’ils démontrent le bien fondé des enseignements des Témoins de Jéhovah ! 3. Quitter la liberté pour l’esclavage Dans un autre de ses livres RW (pour Rick Warren) précise : « Tous ceux qui désirent adhérer doivent suivre un cours pour se préparer à devenir membres, et ils doivent signer un contrat d’alliance. Les membres s’engagent par là à participer financièrement, à servir dans le cadre d’un ministère, à partager leur foi, et à suivre les responsables… Ceux qui ne respectent pas ce contrat d’alliance perdent la qualité de membres … » (The Purpose Driven Church, page 54, trad. libre). Vous êtes donc prévenus. 2 Voici les possibles résultats de votre lecture : • Vous quitterez votre assemblée pour signer « un contrat d’alliance » dans une « Eglise RW ». Vous ne quitterez pas votre assemblée parce qu’elle est infidèle à la Parole de Dieu, mais seulement parce qu’elle n’accepte pas le livre et les méthodes de RW… Vous pourrez aussi susciter une division dans votre église locale et diviser les enfants de Dieu rassemblés au lieu de réunir les enfants de Dieu dispersés (Cf. Jn 11.52). Cela ne vous gêne-t-il pas quelque part? Le fait qu’un livre, quel qu’il soit, supplante la Parole de Dieu, est pourtant un indicateur qui ne trompe pas. • Vous devrez, obligatoirement, accepter une formation alors que vous ne participez peut-être pas aux études bibliques de votre église. Pourquoi ? • Vous devrez, obligatoirement, remplacer votre participation volontaire à la collecte hebdomadaire de l’Eglise (1 Co 16.2) par un gros chèque représentant le 10% de vos revenus. Si cela est si bon pourquoi ne le faites-vous pas aujourd’hui sans y être forcé par un contrat signé ? (cf p 76). • Vous allez vous engager à ne rien critiquer du système RW pour rester dans « l’unité ecclésiale », alors qu’aujourd’hui vous ne vous privez pas de critiquer votre assemblée. Pourquoi ? • Vous allez vous engager par écrit à suivre ces nouveaux responsables que vous ne connaissez pas alors que vous avez peut-être été incapable de vous soumettre à vos actuels dirigeants. Pourquoi ? Que s’est-il donc passé ? Avant de vous engager dans cette voie d’esclavage je vous conseille de vous placer devant le Seigneur dans la prière et de lire attentivement, et plusieurs fois, l’épître aux Galates…. Et en particulier ce verset : « Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant; tenez-vous donc fermes, et ne soyez pas de nouveau retenus sous un joug de servitude. » (Ga 5.1) … par un homme … ou par un système. 4. Je jette l’éponge Pressé par plusieurs demandes j’ai profité de quelques jours de vacances pour entreprendre une lecture a priori facile et longue, qui s’est avérée finalement longue et fastidieuse à cause des constants contrôles et réflexions auxquelles les affirmations de RW m’ont contraint. Plutôt que de passer le reste de mes vacances à lire le livre en entier je déclare forfait au chapitre 13 car il n’est pas indispensable de boire un tonneau entier de vinaigre pour se rendre compte que ce n’est pas du bon vin. Heureusement que je n’avais pas signé le pacte demandé en page 10 car j’aurais du boire le contenu du tonneau jusqu’à la dernière goutte. (Ps 15.4) Les remarques qui suivent ne concernent donc que les 13 premiers chapitres et l’Appendice 2 auquel la page 9 renvoie. 5. A qui RW s’adresse-t-il? J’ai été très gêné par une ambiguïté constante car au tiers du volume je ne sais toujours pas à qui ce livre s’adresse : Aux chrétiens (= convertis) ou aux nonchrétiens (= non convertis). Une réponse simple est de dire : « aux deux » ! Rassurez-vous, j’y ai pensé mais cette imprécision est très regrettable car elle génère un flou et un malaise ; je n’ai pas trouvé, dans l’enseignement de RW, une différence nette entre une personne convertie et une personne inconvertie : les conseils donnés semblent être pour tous indifféremment. Sur 40 chapitres d’un livre de 350 pages qui a la prétention de présenter « le plan prodigieux de Dieu pour vous » (p 4 de couverture), n’y a-t-il aucune place pour la proclamation claire de l’évangile ? N’y a-t-il aucune place pour un chapitre qui nous 3 parlerait de la réconciliation avec Dieu par la foi au sang répandu à Golgotha ? Un chapitre qui établirait clairement les bases d’un nouveau départ ? Un « avant » et un « après » ? Ainsi les premiers chapitres pourraient traiter le thème du salut puis, dans une progression logique, le thème de la vie chrétienne. Mais il n’en est pas ainsi. Vu l’érudition de RW et sa maîtrise des techniques de communication, il est difficile de penser que c’est un oubli, il ne reste donc que la possibilité d’une volonté arrêtée et cela m’interpelle profondément. Si l’enseignement donné est pour des personnes converties, « mortes et ressuscitées avec Christ », marchant par l’Esprit le livre peut générer quelques progrès dans le chemin de la sanctification et de la consécration car il contient de bonnes choses et des idées intéressantes. Si l’enseignement est pour des personnes non converties « mortes dans leurs fautes et leurs péchés » alors l’enseignement donné fait croire que le salut est par les œuvres (pratiques, techniques, méditations, nouveau départ …) et c’est une immense tromperie. Soyons clairs : l’homme naturel le plus aimable n’est pas un « ami de Dieu » mais un « ennemi de Dieu » (Rm 5.10) On comprend bien qu’on ne peut appliquer des promesses ou des exhortations à des personnes inconverties alors qu’elles s’adressent à des enfants de Dieu ! POUTANT CETTE AMBIGUITE CONSTANTE M’APPARAIT COMME UNE CARACTERISTIQUE FONDAMENTALE DU LIVRE ET DU MESSAGE Dans un livre qui prétend être un cheminement de la mort à la vie, je n’ai pas trouvé — dans les 13 premiers chapitres — une notion claire de la perdition de l’homme, de la nécessité de la conversion et de la repentance, de l’acceptation personnelle de Jésus comme Sauveur, de la nécessaire réconciliation avec Dieu par l’œuvre de la croix. Pourtant, de beaux versets bibliques, sont parfois cités mais je doute qu’ils permettent au lecteur inconverti de comprendre qu’il est perdu et qu’il a besoin d’un Sauveur. Bien que mentionnée au moins 2 fois la croix de Jésus Christ apparaît plus comme un fait historique lointain qu’un passage obligé actuel pour le salut personnel. Le livre présente des techniques pour se rapprocher de Dieu et devenir l’ami de Dieu (p 93ss), que vous soyez converti ou pas, votre vie doit être une adoration constante, car « c’est l’idéal de Dieu » (p 95) Dans l’encadré initial il est écrit : « Le Seigneur désire ardemment que vous découvriez la vie qu’il a prévue pour vous – ici sur terre et pour toujours dans l’éternité » (p5) et « Ce livre vous aidera à comprendre pourquoi vous vivez », (p 4 de couverture) ; il s’adresse donc à des inconvertis. Mais tout de suite après « C’est un guide de vie chrétienne pour les chrétiens du XXI e siècle » (page 4 de couverture) ; Il s’adresse donc à des convertis : L’ambiguïté est établie en principe. 6. Citations de la Bible • La présentation ne facilite pas le contrôle Volontaire ou pas la présentation du livre est un obstacle pour la vérification du bien fondé des citations : Les références ne sont, ni à la suite des citations, ni en bas de page, ni en fin de chapitre mais en fin de volume. Cela montre, certes, qu’il y a beaucoup de versets cités mais c’est aussi une complication pour celui qui, chaque fois, veut contrôler le texte exact. De la même façon vous ne pouvez pas savoir (sans contrôler à la fin du livre) quelle traduction est utilisée, ni si c’est une traduction littérale ou paraphrasée. 4 • Approche inductive ou déductive ? « Le meilleur moyen de comprendre le plan de Dieu pour votre vie consiste à laisser les Ecritures parler d’elles-mêmes. Aussi la Bible est-elle citée constamment dans cet ouvrage … » (p 9) Cette approche, annoncée « inductive », est un principe excellent mais je ne l’ai pas vue appliquée dans ce livre. De très nombreuses fois j’ai constaté que les citations de la Bible ne servaient qu’à étayer les affirmations de l’auteur, ce que RW reconnaît par ailleurs (Approche déductive) (Voir un peu plus bas le paragraphe « changement de principe ») Voici un exemple: « Apporter du plaisir à Dieu s’appelle l’adoration » (p68) Cette nouvelle définition n’est pas le résultat ou l’aboutissement d’une étude biblique sur cette question : c’est une affirmation gratuite de l’auteur. Un verset est cité pour appuyer la déclaration : « Le plaisir de l’Eternel est en ceux qui le craignent, en ceux qui s’attendent à sa bonté ». Mais en quoi cela démontre-t-il l’affirmation de RW ? Pourtant cette « définition » très personnelle est développée maintes fois et est considérée comme définitivement établie: L’adoration est un mode de vie (p69) Si vous dédiez votre travail au Seigneur … votre tâche deviendra un acte d’adoration (p 72) Tout acte d’obéissance constitue une manifestation d’adoration (p 77) Le cœur de l’adoration est la soumission (p 81) La véritable adoration … se produit quand vous vous offrez totalement au Seigneur (p 82) (converti ou inconverti ?) Pourtant une bien meilleure « définition » de l’adoration est donnée (p 77) mais cette fois seulement en rapport avec la louange : « Nous louons le Seigneur pour ce qu’il est et nous le remercions pour ce qu’il a fait » Je pense qu’il y a un mélange volontaire entre 2 notions liées aux mots grecs utilisés par l’Esprit de Dieu dans le NT: l’adoration (En grec : se prosterner, faire le chien couchant devant … Mt 4.10 etc.) et rendre culte/servir (Rm 12.1 etc.) qui est utilisé pour toutes sortes de services. • Des raisons pas raisonnables (p 345) « Au départ, lorsqu’elle a été écrite, la Bible a compté onze mille deux cents quatre vingt termes hébreux, araméens et grecs, alors qu’une traduction française classique n’en contient qu’environ 6000. Donc des nuances et des aspects du sens originel du texte peuvent nous échapper » » Je ne veux pas faire des recherches pour donner des chiffres exacts, mais je puis vous dire que ce n’est pas juste. Le chiffre de 6000 mots ne caractérise, à ma connaissance, que la Bible en français courant, toutes les autres (Hormis le français Fondamental) en ont beaucoup plus. Mais ce qui est plus étonnant c’est qu’on fasse la somme des termes de 3 langues sources différentes pour la comparer à la somme des termes d’une seule langue cible ! Ce n’est pas sérieux. Si, avec le même genre de méthode, pour avoir un ordre de grandeur, on divise les 11280 termes par 3, on arrive à 4000 mots en moyenne pour les langues sources, (ce qui est certes inexact le grec étant plus riche que l’hébreu) c’est à dire 1/3 de moins que la langue cible ! Et – sur ces mêmes bases fragiles d’analyse – la conclusion deviendrait le contraire de ce qui était affirmé. On pourrait, par exemple, écrire : « compte tenu de la richesse des langues cibles par rapport aux langues originales, nous pouvons donner plus de nuances que n’en comportaient les textes originaux ». Mais sont-ce là des approches acceptables ? Je ne le pense pas. • Changement de principe ? (p 345) 5 « Je n’ai pas toujours cité la totalité du verset, mais je me suis concentré sur le membre de phrase APPROPRIE, suivant en cela le modèle de Jésus et des apôtres qui reprenaient ainsi des passages de l’Ancien Testament. Ils citaient souvent une seule phrase POUR ETAYER LEURS PROPOS ». Il est vrai que le Seigneur et les apôtres inspirés ont parfois cité des parties de verset de façon quelque peu déroutante. C’était dans la dépendance de l’Esprit de Dieu, mais lorsque j’expose les règles de l’herméneutique je ne présente pas cela comme une règle générale à appliquer mais comme une exception au principe évident de citations faites dans leur contexte. Ne pas en tenir compte c’est la porte ouverte à toutes sortes d’excès, la possibilité de pouvoir justifier n’importe quoi. Illustrons la méthode par un exemple: (sans rapport avec l’ouvrage de RW) Affirmation (fausse) : Pendant le temps de l’Eglise l’homme est justifié en accomplissant la loi de Dieu Le verset pour étayer : « Ce sont ceux qui accomplissent la loi qui seront justifiés » Ajoutez un renvoi en fin d’ouvrage (pour que vous ne puissiez pas vérifier immédiatement que le verset cité est en Romains 3 (et que la conclusion du chapitre est exactement l’inverse) et vous avez tous les ingrédients pour manipuler qui vous voulez. Après avoir donné le bon conseil de « laisser les Ecritures parler d’elles-mêmes » (p 9) RW présente un principe qui « fait parler l’Ecriture » pour étayer ses propos (p 345) ! Cela génère une légitime suspicion. • Utilisation de plusieurs traductions (p 345) Je suis loin d’être contre le principe de l’utilisation de différentes traductions puisque j’en ai 40 sur mon bureau et que je les consulte très souvent ; néanmoins il y a des règles à respecter. J’aurais préféré qu’on n’utilise qu’une seule traduction et que, quand c’est indispensable pour mieux comprendre le sens, on utilise une version différente nommément citée, voire une traduction personnelle sur l’original. J’ai connu la méthode d’utilisation discutable de différentes traductions dans les écrits des « Témoins de Jéhovah » avant la parution de LEUR traduction en 1974: c’était clairement une technique sophistiquée pour étayer leurs fausses doctrines Exemple : Emploi de l’expression « rendre hommage » (Darby) s’il s’agit de Jésus et du verbe « adorer » (Segond) s’il s’agit de Dieu le Père, alors qu’il s’agit du même mot grec rendu différemment, et de façon récurrente, dans leurs traductions respectives. • Traduction littérale … DE L’ANGLAIS! Lorsque, par exemple, vous trouvez en page 23 un verset cité en italique avec la mention « (Traduction littérale) » plusieurs penseront qu’il s’agit d’une transcription du texte original. Loin de là ! Si vous allez à la page … 345 vous apprendrez que c’est la traduction littérale DU TEXTE ANGLAIS utilisé par RW, lui-même étant déjà une traduction très libre, paraphrasée, du texte original: « Toutefois, lorsqu’aucune des traductions (françaises) ne rendaient le SENS du texte anglais, nous avons simplement traduit littéralement [LE TEXTE DE RW ET NON LA BIBLE], en précisant dans les notes traduction littérale » (p 346). Ne pensez-vous pas que cela peut tromper des lecteurs ? On peut aussi se poser la question pourquoi aucune des 4 traductions françaises sélectionnées, considérées comme les meilleures parmi de nombreuses autres, ne rendent pas LE SENS du texte anglais de RW ? Poser la question c’est y répondre : Parce que le texte de RW n’est pas le texte de la Parole de Dieu. Exemple page 93 : « Il m’est difficile de comprendre que Dieu veut de moi pour ami intime, mais la Bible nous garantit : C’est un Dieu qui désire passionnément entretenir des relations avec toi » 10 6 J’ai de la peine à reconnaître ce soit disant verset dans la traduction Darby reconnue comme littérale : « Car l’Eternel dont le nom est Jaloux est un Dieu jaloux » (Ex 34.14). Cette déclaration est faite dans un contexte d’idolâtrie profonde et de prostitution spirituelle. RW nous explique son principe de traduction (p 345) : « j’ai délibérément employé des paraphrases qui vous aideront à voir la vérité de Dieu avec une nouvelle fraîcheur ». Est-ce bien sûr ? De plus il y a des personnes inconverties qui lisent cela puisque, p 106, RW fait clairement allusion à elles et leur conseille, non pas de se réconcilier avec Dieu par la repentance et à la foi en Jésus Christ mais « … de prendre un nouveau départ : souvenez-vous que la balle est dans votre camp. Vous serez aussi proche de Dieu que vous choisirez de l’être ». Ceci est faux, sauf si le pécheur repentant s’humilie devant Dieu et devient une nouvelle création en Jésus Christ. 7. Acceptable ? • La seconde mort du Christ vivant aux siècles des siècles ? « Si vous voulez savoir à quel point vous comptez pour Dieu, regardez Christ, les bras ouverts sur la croix, et écoutez-le vous dire : « Je t’aime à ce point là ! JE PREFERE ENCORE MOURIR QUE VIVRE SANS TOI » (p 83) (C’est moi qui met en majuscules). Celui qui a offert sa précieuse vie, une fois pour toutes (Hb 10.10), ne l’offrira pas une seconde fois, ni pour vous ni pour un autre : il viendra seulement pour vous juger si vous n’avez pas cru (2 Th 1.8) ; « Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ORDONNE maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent; parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné à cela, de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts ». (Ac 17.30-31) • Des mantras chrétiens ? « S’entraîner à rester dans la présence de Dieu est un ART, une habitude que vous pouvez développer » et des mantras sont proposés : « vous choisissez une brève formule ou une courte phrase qui peuvent être répétées à Jésus dans un souffle » (p 95). Nous sommes ici dans les techniques orientales, utilisées aussi par le catholicisme. Non merci, je n’ai pas besoin de lire la suite : C’est du vinaigre ! Ma communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ (1 Jn 1.3-4) m’amène à parler de nombreuses fois au Seigneur chaque jour, non pas comme une technique pour goûter la présence de Dieu, mais comme la conséquence naturelle de ma relation avec Dieu, de ma liberté d’enfant devant son Père. Ni le salut par les œuvres, ni la communion par les œuvres ne trouvent une approbation dans la Parole de Dieu ce sont des valeurs inversées. 8. En conclusion Malgré les nombreuses bonnes choses que ce livre contient, l’orientation générale et le message général ne sont pas bons ; c’est bien le même esprit que celui des églises émergeantes et en particulier de l’enseignement de Brian McLaren (1). Ce livre trouve bien sa place parmi les différentes techniques proposées par les différentes religions pour essayer de s’approcher de Dieu mais il édulcore et parfois voile le message l’évangile que Paul prêchait partout (1 Co 15.1-4). Dans ses adieux aux anciens d’Ephèse Paul peut dire : 7 « Je n’ai rien caché des choses qui étaient profitables, en sorte que je ne vous eusse pas prêché et enseigné publiquement et dans les maisons, insistant et auprès des Juifs et auprès des Grecs sur la repentance envers Dieu et la foi en notre seigneur Jésus Christ. » (Ac 20.20-21) En aucun cas les mots de Paul ne peuvent s’appliquer à RW et au message de son livre. J’en déconseille donc la lecture ; il y a tellement mieux ! La religion voudrait être un chemin vers Dieu L’Evangile est le chemin du Dieu Sauveur vers l’homme Jamais la religion n’a sauvé personne Techniques et pratiques restent vaines pour Dieu Seul le sang répandu sur la croix par Jésus Peut sauver à jamais celui qui est perdu.

P.Oddon

20 Juillet 2010 (1) Voir mon étude sur « Réinventer l’Eglise » de Brian McLaren http://www.vigi-sectes.org