L’Evangile une Bonne Nouvelle

Nous sommes forcés de constater

Tout le monde aujourd’hui doit reconnaître que le monde est en crise, une crise dans laquelle chacun risque son existence.
La machine de notre civilisation est enrayée.
Les rouages grincent de toutes parts.
Chacun est conscient que l’on cours à la catastrophe.
Personne ne sait quoi faire pour arrêter cette course infernale.
La bonne volonté, quand elle existe, ne suffit pas !
Chaque génération entend bien proposer un programme, une direction, un remède, mais rien ne s’arrange vraiment.
En réalité, toutes ces solutions partielles s’avèrent insuffisantes.

D’où viendra le secours ?

Voici vingt et un siècles, une voix s’est élevé en Israël à Nazareth, dans un petit village de la province de Galilée.
L’homme est charpentier de père en fils, il est connu comme étant le fils de Marie et de Joseph.
Jacques, Joseph, Simon et Jude, sont ses frères. 1* Il a aussi des sœurs dont on ne connais pas les noms. 2*
(1*)Matthieu 13 :55, (2*) Marc 6 :3.

Cet homme s’appelle Jésus.

Vers trente ans, il laisse ses outils pour parcourir les chemins pierreux de son pays et semer partout des paroles et des actes d’espérances.

Ses paroles sont des paroles de vie donnant la vie.
Son message est un message d’amour et d’abondance qui jaillissent comme des torrents comparés à une source d’eau fraîche.
Ceux qui viennent l’écouter se sentent désaltérés.
Ses ennemis eux-mêmes disent de lui : « Jamais personne n’a parlé comme cet homme. »
Sa parole est libératrice, les gens reprennent confiance, des estropiés et des malades sont guérit, des possédés sont délivrés, des morts reviennent à la vie.

Jésus compare ces foules à un vaste troupeau sans véritable berger.
Jésus leur explique les mystères du « Royaume de Dieu ».
Son langage est celui du peuple, celui de tous les jours.
Il aime illustrer ses propos avec des images empruntées à la vie de tous les jours, à la nature environnante.
Les oiseaux du ciel, les épis d’or, la vigne, les ouvriers dans les champs, les bâtisseurs au travail… le pain, le sel, l’eau de la source… Tout est porteur de lumière et d’enseignement.

Jésus œuvre pour la naissance d’un homme nouveau, pour vivre une humanité nouvelle, bâtie selon le cœur de Dieu.
Tout ce qu’il dit, tout ce qu’il fait, c’est par amour.
Cet avec charité et autorité qu’il dénonce l’hypocrisie, l’orgueil, la vanité, l’arbitraire, la domination de l’homme sur l’homme.
Il deviendra vite un sujet de contradiction.
Les puissants vont se liguer contre lui.
Il est gênant.
C’est sur une infâme croix, aux abords de Jérusalem, sur le lieu dit du crâne qu’ils le veulent deux fois morts plutôt qu’une.
Ce fut un certain vendredi de printemps, que Jésus devra affronter la mort.
Une mort dans un supplice atroce pour un juste qui meurt pour des injustes.

Cette mort, il l’avait vue venir.
Il en avait parlé, il avait prié, supplié pour s’y préparer.
Ce fut un moment suprême et définitif pour la libération de tous les hommes de bonnes volontés.
Ce fut aussi le plus grand signe d’amour accompli pour tous les hommes.
Ses dernières paroles furent : « Tout est accompli, je remet mon esprit entre tes mains »

On pouvait croire que tout était fini ; en fait tout commençait !

Comme il l’avait annoncé, trois jours plus tard, au matin de la Pâque juive, Jésus surgit, triomphant de la mort, apportant la plus grande espérance de vie qui se puisse concevoir.
Alors, un immense cri s’éleva, un cri qui parvient jusqu’à nous : Jésus-Christ est ressuscité, il est vivant.
De nombreuses personnes ont constatés sa mort, des centaines de personnes l’on vu ressuscité.

Durant son pèlerinage terrestre, Jésus a regroupé autour de lui des hommes d’origine et de condition diverses, et il les a appelés à le suivre.
Pendant trois ans, ils ont partagés sa vie.
Ils ont étés des témoins privilégiés de ses choix, de ses refus, de ses engagements, de ses miracles.

Ces hommes devront poursuivre l’œuvre commencée par Jésus-Christ.
D’abords brisés par la mort de Jésus dans laquelle ils voient un échec, ces hommes sont ensuite bouleversés par la découverte du tombeau vide, ensuite, une nouvelle relation avec Jésus-Christ ressuscité.
Ils le revoient, ils lui parlent, ils mangent avec lui… Jésus fait de nouveau partie du monde des vivants.
Ils constatent qu’il est à la fois le même et tout autre.
Jésus a, à l’évidence, une dimension d’éternité.
Ses disciples saluent en lui le Christ, le fils de Dieu.
En Jésus-Christ, ils découvrent le visage humain de Dieu.
A partir de là, l’humanité de Dieu c’est inscrite au cœur de leur foi.

Avant de faire et entreprendre d’avantage, avec une totale obéissance, ils vont attendre dans la prière la venue du Saint-Esprit.
Le jour de la Pentecôte, celui-ci vas se manifester et opérer.
Dès lors, ils vont travailler à la propagation de l’évangile à travers le monde.
Beaucoup crurent en leur parole.
Dieu confirmait leurs discours par des prodiges et des miracles.
En quelques années, la Bonne Nouvelle (c’est la signification littérale du mot grec EVANGILE), se répandit dans tout le bassin méditerranéen, et au delà.

Cependant les apôtres, que Jésus avait lui-même choisis, devenaient âgés.
Jésus de son vivant n’avait rien écrit.

Il était temps que les témoins oculaires soient inspirés, et que par l’Esprit-Saint ils dictent ou mettent eux-mêmes par écrits les faits et les dires qu’ils avaient vécus avec Jésus-Christ.

C’est ainsi que sont nés les Évangiles.

Pour lire les Évangiles.

L’Évangile de Matthieu a été écrit pour les juifs de Palestine.
Celui de Marc s’adresse aux chrétiens de Rome.
Celui de Luc aux communautés gréco-romaines.
Celui de Jean fut rédigé à Ephèse dans l’actuelle Turquie.
Chacun nous présente un portrait original de Jésus ;
Les trois premiers sont composés vers les années 60-70 ap-J-C.
Le quatrième fut composé vers l’an 90 ap-J-C.

Pour les chrétiens, L’Évangile c’est d’abord Jésus lui-même, tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit.

Les Évangiles, se sont quatre livres dans lesquels sont rapportés :
La vie, la mort et la résurrection de Jésus.

Les Évangiles fondent la foi des croyants.
Ils sont d’une telle simplicité, d’une telle intensité qu’ils semblent toujours neufs et contemporain.
L’Évangile est une parole vivante qui se découvre et se vit chaque jour.
Les Évangiles nous poussent à renouveler le regard sur ce que nous croyons connaître.
Son actualité est frappante.
Ses constamment se sentir concerné et remis en cause.
Lire L’Évangile, c’est toujours une invitation à repenser sa vie à la lumière de la parole divine.
Quand les Évangiles parlent et rendent témoignage de la vie de Jésus, c’est d’une certaine façon de nous qu’ils parlent.
Nous avons l’impression de côtoyer Jésus.

Cela n’a donc rien avoir avec une simple narration, ou un simple reportage.
Pour bien lire les Évangiles, il est impératif de se sentir interpellé.
Sans interpellations personnelles ont passe à côté d’un joyau sans l’admirer, c’est passer à côté du bonheur sans le saisir, passer à côté de la vie sans y mordre à pleines dents !

L’Évangile ne se lit pas seulement, il se vit.
L’Évangile ce n’est pas un roman qu’on oublie pour passer ensuite à un autre.
C’est un message unique qui vient de Jésus-Christ l’incarnation de Dieu sur terre.
Jean 1 :1 & 1 :14.
Jésus-Christ reste Dieu accessible, bien qu’aujourd’hui, Il vit dans la lumière éternelle a la droite du Père, il est aussi tout près de nous, en nous.

C’est pourquoi, si nous le voulons, le message de la Bonne Nouvelle peut être au cœur de notre vie avec capacité de transformation.
Seule la Parole du Christ sauve et engendre l’homme nouveau.

Ce qu’il faut savoir avant de lire l’Évangile

Le sur place :
Vous rencontrerez des passages difficiles, en particulier le premier chapitre de l’Évangile de Jean.
S’ils vous posent des problèmes de compréhension, sachez que vous n’êtes ni les seuls, ni les premiers.
Vous y reviendrez plus tard et vous les comprendrez mieux à la lumière de l’ensemble des Évangiles.

Le dérapage :
Ne glissez pas sur un texte qu’il vous semble connaître.
N’allez pas trop vite.
Il y a danger à oublier que l’Évangile est une parole vivante et qu’un même texte nous interpelle différemment chaque jour au grès des situations différentes.

L’amalgame :
Il y a dans les Évangiles des « genres et des procédés littéraires » variés (récits historiques, paraboles, symbolismes, comparaisons, images…) Les discerner est souvent affaire de bon sens.
Ne pas en tenir compte peut parfois enfermer le lecteur dans des contradictions ou des difficultés insolubles.

Bons conseils :
Commencez par l’Évangile de Jean.
Vous avez sur les bords des textes des chiffres.
Il s’agit d’un système chapitres/versets destiné uniquement à localiser des phrases ou des ensembles de phrases.
En corps gras et plus importants, les numéros de chapitres.
En plus fins et plus petits, les numéros de versets.
Par exemple :
Jean 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Ou l’entretien de Jésus avec Nicodème : Jean 3 :1-21.

Munissez-vous d’un dictionnaire, et vous trouverez à la fin d’une bonne Bible, un glossaire qui vous fournira l’explication de quelques termes techniques et de mots d’ont l’emploi est rare.
Ce glossaire vous apportera aussi des précisions au sujet de certain nombre, de noms, de lieux et de personnes mentionnées dans les Évangiles.

FVM