Positionnement

Nous ne pratiquons pas la bénédiction du mariage aux personnes d’un même sexe.

En guise d’explications, nous reprenons in extenso l’article publié par le CNEF a Paris le 18 mai 2015

Bénédiction des couples de même sexe, une décision consternante pour les protestants évangéliques.

En ouvrant la possibilité de pratiquer une bénédiction liturgique des couples de même sexe, le synode de l’Église Protestante Unie a pris, le 17 mai 2015 à Sète, une décision consternante.

Le Conseil national des évangéliques de France redoutait un tel choix, mais a été surpris par le vote massif des délégués synodaux en sa faveur.

Précédée par toute une réflexion sur le sens de la bénédiction, cette décision repose néanmoins sur des choix contestables.

Le premier d’entre eux, c’est de confondre le souci louable d’accueillir en Église les personnes homosexuelles avec la bénédiction d’une pratique condamnée sans équivoque par la Bible.

C’est ensuite de faire de la bénédiction un simple accompagnement de la volonté des personnes demandeuses au lieu d’en faire une occasion pastorale de découverte, avec elles, de la volonté de Dieu.

C’est enfin de promouvoir une grâce à bon marché bien éloignée de l’Évangile de Jésus-Christ et de ses exigences en matière d’éthique de vie.

Pour toutes ces raisons, alors qu’il est interrogé par de nombreux médias, le Conseil national des évangéliques de France juge nécessaire de rappeler que tous les protestants n’approuvent pas cette décision, en particulier les protestants évangéliques qui représentent plus de 70% des pratiquants réguliers du protestantisme en France.

Pour autant, ces derniers ont le souci d’accueillir dans leurs Églises toutes les personnes, quel que soit leur arrière-plan social, culturel, religieux voire leur orientation sexuelle.

COMMUNIQUÉ DU CNEF CONSEIL NATIONAL DES ÉVANGÉLIQUES DE FRANCE 1/2 « tous les protestants n’approuvent pas cette décision » Mais ils ont soin de préciser qu’accueillir ne veut pas forcément dire cautionner.

En outre, ils ne veulent pas simplement suivre les tendances de la société, mais exprimer, à l’exemple des premiers Réformateurs, une voix libre.

Leur préoccupation est avant tout d’appeler tout homme et toute femme à se convertir à Jésus-Christ, puis de les accompagner, avec sensibilité et respect, en les aidant à vivre selon l’Évangile.

Nul doute que la décision de l’Église Protestante Unie marquera de façon négative les relations qu’elle entretient avec les protestants évangéliques et compliquera aussi les relations avec les autres Églises.

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a été créé officiellement le 15 juin 2010.

Organe représentatif, il rassemble plus de 70% des évangéliques et plus d’une centaine d’organisations para-ecclésiastiques.

Il est membre de l’Alliance évangélique européenne et de l’Alliance évangélique mondiale.

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Forte audience du communiqué du CNEF suite au synode de l’EPUdF (Église protestante unie de France) «Bénédiction des couples de même sexe» Les médias nationaux français (hors TV) ainsi que les réseaux sociaux ont largement repris le communiqué du CNEF suite à la décision de l’EPUdF d’accorder la bénédiction aux couples de même sexe.

Loin de toute homophobie, le texte du CNEF rappelle « qu’accueillir ne veut pas forcément dire cautionner » et que les protestants évangéliques ne veulent pas simplement suivre les tendances de la société, mais exprimer, à l’exemple des premiers Réformateurs, une voix libre.

Leur préoccupation est avant tout d’appeler tout homme et toute femme à se convertir à Jésus-Christ, puis de les accompagner, avec sensibilité et respect, en les aidant à vivre selon l’Évangile.

Manifeste pour une lecture biblique du Mariage d’un homme et d’une femme !

 

L’Eglise protestante Unie de France a ouvert le dimanche 17 mai la possibilité de bénir des couples homosexuels mariés. Après trois jours de discussions difficiles, les pasteurs protestants membres de cette obédience pourront désormais bénir les couples de même sexe. Une décision adoptée ce dimanche 17 mai, à une large majorité par le synode, qui se réunissait à Sète dans le département de l’Hérault.

Cette décision a été bien entendue accueillie comme un tremblement de terre, qui a profondément offensé nombre de ses membres, des membres de l’Eglise protestante Unie de France qui sont loin de partager les orientations de leur congrégation, se sentant également offensés dans leur conviction et leur foi ancrés dans les Ecritures. Nous voulons ici leur témoigner toute notre bienveillance dans nos prières dans leur combat pour la vérité au sein d’une sphère théologique qui semble choisir le relativisme et la libre interprétation des Ecritures pour les conformer à cette période de déconstruction anthropologique dans une perspective biblique.

La décision de bénir des couples homosexuels a été d’autant plus choquante que pendant des siècles, la Bible a été promue comme le livre inspiré d’où toutes les interprétations devaient découler. Mais un courant libéral depuis des décennies s’emploie à dénaturer les Ecritures, à vider leur contenu de sens, donnant cours à une libre pensée, un courant libéral pour qui la notion du péché ne ferait en soi et finalement plus aucun sens.

Nous voulions ici réagir comme membres du protestantisme ou du courant évangélique qui est en est issu, partager notre vive émotion contestant à la lumière des Ecritures, cette évolution d’une conception anthropologique qui n’est pas adossée à l’esprit des Ecritures. Ce texte que nous avons co-écrit a été également largement approuvé par des amis pasteurs réformés et luthériens.

Affligés par cette décision nous constatons la rupture engagée entre le protestantisme professant, la foi évangélique confessionnelle, auquel nous nous rattachons, et le libéralisme théologique.

Nous voulons ici proclamer qu’Il nous est impossible de nous associer à ces délégués et ces théologiens du protestantisme libéral qui s’affranchissent des Ecritures et jettent ainsi l’opprobre sur toute une communauté de croyants.

Nous voulons rappeler que l’esprit de l’évangile est d’inviter tout homme (ce terme embrassant bien entendu celui de la femme) à reconnaître qu’il est un homme perdu si ce dernier ne revient pas à cette démarche de renouer sa relation avec son Créateur à travers la mort et la résurrection de Jésus.

Tout homme est ainsi déclaré pécheur et en ce sens, l’église doit accueillir tous les pécheurs sans les discriminer pour quelques motifs que ce se soit. Ainsi l’hétérosexuel comme l’homosexuel sont considérés comme pécheurs et sont appelés l’un et l’autre à se convertir, à abandonner une vie où l’appétit de la chair a entravé cette relation de par leur identité dévoyée.

Nous considérons nous chrétiens à la lumière des Ecritures, que la repentance doit être annoncée à tous, sans exception, que l’appel à la repentance s’adresse ainsi à tous les hommes au-delà de leurs conditions, de leurs statuts, de leurs arrières plans spirituels.

Nonobstant et au-delà de ce principe touchant à la dimension ontologique de l’homme pécheur, la conception anthropologique des Ecritures est de fonder la base de toute famille humaine autour de la complémentarité des hommes et des femmes. C’est leur union qui est consacrée par toutes les Ecritures, c’est leur union qui assure la pérennité du genre humain, c’est à travers leur union que se transmet la vie.

La bénédiction de Dieu n’est accordée qu’à une seule forme d’alliance à travers laquelle, il ordonna la multiplication de la terre. L’homosexualité dans la conception biblique est une non vie puisqu’elle ne l’engendre pas, elle est de fait un péché contraire à l’appel que Dieu lança à Adam et à Ève, les formant comme des identités à la fois semblables et complémentaires pour porter ensemble la famille et lui assurer à travers la filiation, les conditions de son existence.

Dans le texte des Béatitudes, Jésus consacre la dimension de la conjugalité de l’homme et de la femme, il n’est nullement question dans les textes des Écritures et de façon absolument formelle, d’une autre forme de conjugalité. Jésus le Fils de Dieu donne ainsi une assise, un socle à la dimension du couple Homme et Femme : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès le commencement, les fit homme et femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair » (Matthieu 19.4-5). Jésus de façon solennelle désigne que l’homme s’attachera à sa femme et les deux feront une seule chair, le texte est explicité, il n’est chargé d’aucune ambiguïté, il s’agit bien d’un couple sexué et d’une relation promue par Jésus, il n’y a de fait aucune autre alliance possible qui soit bénie hors de ce chemin promouvant ce qui préfigure un mystère, la rencontre de l’épouse (l’église) et de l’Epoux (Jésus).

Jésus renvoie ses auditeurs dans la même lecture de l’évangile de Matthieu, au récit  qui illustre le commencement de l’humanité, le livre de la Genèse qui à travers une double dimension anthropologique, souligne la distinction sexuée et celle des générations issues de la rencontre des hommes et des femmes faisant ainsi une même chair.

Un être humain Homme ou Femme se définit ainsi à la fois par son identité sexuelle homme ou femme et par sa filiation, inscrit sa place dans la succession des générations.

Par l’énoncé du récit de la Genèse, Jésus rappelle la séparation opérée par le Père dès la création qui fut de distinguer et d’ordonner les cieux et la terre en différenciant le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres, en distinguant les corps sexués, afin de quitter le tohu-bohu, le monde de la confusion qui était la matrice du chaos initial.

Jésus à travers sa parole fonde clairement la distinction des sexes en consacrant l’union sacrée du mariage. Implicitement parce que l’homosexualité n’est pas évoquée, elle est de facto interrogée sur la question de son rapport à l’altérité.

C’est ainsi que bénir le couple de même sexe ne saurait rejoindre l’esprit des Ecritures ; c’est l’expression d’une dérive d’un humanisme qui n’est pas la compréhension des Ecritures. La charité c’est l’accueil du pécheur, la vérité c’est lui dire son péché afin qu’il ne soit plus dans la confusion, le tohu bohu, mais régénéré par l’Esprit de Dieu.

Nous, chrétiens protestants et évangéliques, nous disons que l’homme doit ainsi être reconduit vers le chemin de la foi qui transforme, régénère, touche les cœurs, et qu’en aucun cas, la vie chrétienne ne saurait être inspirée par le chemin d’une quelconque loi inspirée par la modernité d’une époque.

Le mariage biblique, n’est pas relation tronquée, mais il est le reflet d’une unité entre deux êtres différents par nature qui reflète l’unité du Christ et de son Eglise aussi bénir un couple de même sexe viendrait à approuver une confusion, une forme de désordre, de non vie. La bénédiction explicitement est le fait de dire du Bien, d’appeler à la grâce accordée par Dieu.

Ainsi souvenons du texte d’Ésaïe : 5:20 : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ! » Ainsi Bénir un couple de même sexe ne peut aller de soi car il signifierait en d’autres termes une forme de violation des Ecritures et de la Bénédiction proprement dite accordée à ceux qui veulent vivre selon l’enseignement de Jésus et se conformer à son enseignement et non aux valeurs promues par les idéologies de ce monde !

Guillaume ANJOU Responsable de la revue Web Info Evangélique

Eric LEMAITRE Socio-Economiste, Chroniqueur Info Evangélique et co-auteur du Livre « Masculin et/ou féminin : peut-on choisir ? »

Charles Eric DE SAINT GERMAIN Philosophe, Auteur du Livre « La défaite de la Raison »

Christian CARON Pasteur Président de la FEPEF

Françoise CARON Présidente des Associations Familiales Protestantes